Le combat d'une vie. Le Parlement doit adopter définitivement, ce mercredi 15 juillet, la loi sur l'aide à mourir, lors d'un ultime vote à l'Assemblée nationale. Une réforme sociétale majeure qui autorise l'aide à mourir pour la première fois en France avec une assistance au suicide, voire une euthanasie, sous conditions.
Cette proposition de loi est liée à un nom : Olivier Falorni. À l'origine du texte déposé en mars 2025, l'ancien député assistera au vote final depuis les tribunes de l'hémicycle. Désormais maire divers gauche de La Rochelle, Olivier Falorni souhaite être présent lors de cette journée qui marque la fin d'"un marathon avec des haies", comme il l'explique.
"Aujourd'hui, c'est le jour de la fin d'une long marathon pour moi et pour tous ceux qui ont porté le sujet", a déclaré depuis l'Assemblée Olivier Falorni. Sur LCP, il se dit "serein" et "satisfait" du texte.
"Briser l'omerta de cette douleur intime"Son combat politique est intimement lié à son combat personnel. Sa mère est décédée d'un cancer. À Libération, il racontait : "Son décès a renforcé ma détermination à me faire élire. Je me suis dit qu’en tant que député, je porterais le sujet".
Avant cela, Olivier Falorni a expliqué avoir été sensibilisé au sujet de la fin de vie alors qu'il avait à peine 18 ans, à l'occasion d'une conférence à laquelle participait le sénateur radical Henri Caillavet. Rapporteur de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse, celui-ci a déposé dès 1978 une proposition de loi "relative au droit de vivre sa mort". Henri Caillavet "considérait que le corps des femmes leur appartenait et que notre mort nous appartient", rappelle l'édile de La Rochelle.















