Les députés de gauche applaudissent à l’annonce des résultats du vote de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 27 mai 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’Assemblée nationale a voté en première lecture, mardi 27 mai, en faveur du « droit à l’aide à mourir », permettant à cette réforme en gestation depuis plusieurs années de franchir une étape décisive. La proposition de loi a reçu le soutien de 305 députés contre 199. Les élus ont aussi approuvé un texte sur les soins palliatifs, cette fois-ci à l’unanimité.

« Dans le respect des sensibilités, des doutes et espoirs, le chemin de fraternité que je souhaitais s’ouvre peu à peu. Avec dignité et humanité », a réagi, sur la plateforme X, Emmanuel Macron, saluant « une étape importante ».

La proposition de loi du député du groupe MoDem, Olivier Falorni, engagé depuis des décennies pour cette cause, crée un « droit à l’aide à mourir » consistant à « autoriser et à accompagner » un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s’il n’est « pas en mesure physiquement d’y procéder ». Elle légalise donc le suicide assisté, et de manière exceptionnelle l’euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.