Lors d'une séance extrêmement tendue, les députés de gauche, ont tenté d'empêcher le vote par un barrage d'amendements.
Publié le 07/07/2026 21:27
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L'Assemblée nationale à Paris, le 7 juillet 2026. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)
Les députés ont approuvé mardi 7 juin une présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme qui ferait usage de son arme à feu. Soutenu par le gouvernement, adopté par les voix conjuguées de ses soutiens et de l'alliance RN-UDR, ce texte devra aller au Sénat. Lors d'une séance extrêmement tendue, les députés de gauche, dénonçant un potentiel "permis de tuer", ont tenté d'empêcher le vote par un barrage d'amendements, contourné par le gouvernement via un article constitutionnel."Pas de justice, pas de paix", ont crié dans l'hémicycle des représentants de collectifs de victimes de tirs policiers après le vote, l'un d'eux étant conduit en-dehors par des fonctionnaires de l'Assemblée.Pour Amnesty France, le vote est "un vote de la honte". "Le gouvernement a fait passer cette loi en plein été, à un moment où l’attention est bien moins forte", a dénoncé l'ONG sur X. "L'Assemblée nationale vient de voter un permis de tuer pour les policiers et les gendarmes", a de son côté réagi sur X Clémence Guetté, la cheffe des députés de La France insoumise.










