Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Chronique Jules Thomas La France avait jusqu’au 7 juin pour transposer la directive européenne qui prévoit, notamment, la possibilité pour un salarié de comparer sa rémunération globale à celle des collègues effectuant un « travail de valeur égale ». Un délai qui n’a pas été tenu. Publié le 29 juin 2026 à 14h00, modifié le 29 juin 2026 à 15h45 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. Alors que la France – comme la quasi-totalité des pays européens – n’a pas transposé à temps la directive européenne sur la transparence des salaires (elle avait jusqu’au 7 juin 2026), les attentes des salariés sont fortes sur le sujet. Ainsi, 80 % des cadres et 85 % des professions intermédiaires estiment qu’il faut sanctionner plus sévèrement les entreprises et administrations refusant d’appliquer les obligations en matière d’égalité et de transparence salariale, conclut une étude ViaVoice/Secafi pour l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) de la CGT, à paraître début juillet. Lors d’une journée d’études organisée le 25 juin à Paris par l’Ugict-CGT, des représentants syndicaux, d’entreprises et des chercheurs ont exploré le thème des inégalités entre les femmes et les hommes, et ce que la directive pourrait changer. Le texte européen, qui prévoit notamment la possibilité pour un salarié de comparer sa rémunération globale (primes incluses) à celle des collègues effectuant un « travail de valeur égale », a pour vocation première de réduire les inégalités de genre. En France, parmi les salariés du privé, les femmes gagnent toujours 21,8 % de moins que les hommes en 2024, selon l’Insee, et 3,6 % à poste égal dans le même établissement. Rachel Silvera, économiste à l’université Paris-Nanterre, a rappelé la métaphore de la « maison de verre » : « Il y a un double plafond, le plafond de verre – plus on monte dans une organisation, moins il y a de femmes – et le plafond de mère – au fur et à mesure de la carrière, les femmes sont pénalisées pour leurs maternités, ou même car elles sont soupçonnées de devenir mère. Il y a les parois de verre, car elles sont cantonnées à des secteurs où les emplois paient le moins. Et un plancher collant, puisqu’elles restent scotchées dans les emplois précaires. » Manque de transparence La directive européenne vise à éviter les inégalités injustifiées, en forçant les entreprises à expliquer toute différence de salaire avec des critères concrets. « Dans tous nos baromètres, la principale injustice perçue par l’ensemble des salariés reste les inégalités salariales femmes-hommes », affirme Emmanuelle Lavignac, membre du bureau de l’Ugict. Il vous reste 30.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.