Après dix jours d’une vague de chaleur hors norme, la perspective d’un début de baisse des températures cette fin de semaine apporte du soulagement. La tentation de tourner la page va être grande, en attendant la prochaine manifestation brutale du réchauffement climatique. Or, il serait dangereux de vouloir passer à autre chose.

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Cette canicule, qui frappera encore une bonne partie du pays ces prochains jours, peut se reproduire au cours de l’été. La force de ces températures d’une intensité inédite a une conséquence : les effets sur la santé s’accumulent et continuent à se faire ressentir, plusieurs jours après les hautes chaleurs. Le système de santé est ainsi en « phase de crise », selon la ministre de la santé, Stéphanie Rist. Et le niveau 3 du plan Orsan, qui permet de réorganiser la prise en charge de cet afflux de patients, a été activé.

Face à cette situation, l’exécutif tente de reprendre la main après plusieurs jours de silence. Emmanuel Macron a estimé, jeudi, que le « gros du travail [avait] été fait » depuis sa première élection en 2017, tout en insistant sur le caractère « sans équivalent dans notre histoire » de cette canicule, qui expliquerait à ses yeux le manque de préparation des pouvoirs publics. De tels événements climatiques sont pourtant annoncés depuis longtemps et jugés inéluctables par les scientifiques. Et, alors que le président de la République avait placé son second mandat sous le signe de l’écologie, les reculs ont été nombreux, depuis 2022, dans des secteurs cruciaux comme la rénovation énergétique des bâtiments ou le soutien à l’investissement des collectivités par le biais du fonds vert.