Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Analyse Raphaëlle Besse Desmoulières Julie Carriat Comme en mai, les pouvoirs publics ont traité cet épisode de fortes chaleurs dans l’urgence, sans délivrer de réel message sur le réchauffement climatique. Une réponse qui laisse toute la place à des stratégies d’adaptation individuelles, donc inégalitaires. Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 13h21 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Que retiendra-t-on de la canicule historique qui sévit en France depuis le 18 juin ? Son bilan humain, les écoles fermées, les hôpitaux saturés, les rayons vides des grandes surfaces, où les gens se sont rués sur les climatiseurs et les ventilateurs. Pour certains, des conséquences à court ou long terme sur leur santé. Quant à en tirer des leçons politiques, voire une ambition renouvelée dans l’atténuation et l’adaptation face au réchauffement climatique d’origine humaine ? Rien n’est moins sûr. Comme en mai, cette canicule a été gérée avant tout sous le prisme de l’urgence et de la réaction et n’aura donné lieu à aucun message politique notable. Souvent, la puissance publique aura même donné l’impression d’être dépassée par l’intensité et la longueur de cet épisode. Après plus d’une semaine de quasi-silence, la phrase lâchée, jeudi, par Emmanuel Macron à Antibes (Alpes-Maritimes), en marge d’un sommet avec la présidente du conseil italienne, Giorgia Meloni, est restée en travers de la gorge de beaucoup. Estimant qu’un « gros travail a été fait » par la France contre le dérèglement climatique, le président de la République a affirmé qu’on « ne s’adapte pas à un pic » qui n’a « jamais eu d’équivalent dans notre histoire ». Il vous reste 82.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.