Le logo IBM visible lors de la conférence Viva Technology, consacrée à l’innovation et aux start-ups, au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, le 12 juin 2025. BENOIT TESSIER/REUTERS
IBM a présenté, jeudi 25 juin, une nouvelle technologie qui devrait déboucher dans les cinq ans, selon le groupe américain, sur de nouvelles puces aux performances augmentées de moitié et nettement moins gourmandes en énergie par rapport aux microprocesseurs actuels.
Il s’agit de puces dites « 0,7 nm » (nanomètres), une échelle de comparaison théorique, qui ne rend compte ni de la taille du microprocesseur, ni des transistors qu’il contient. Jusqu’à présent, le modèle le plus avancé était le « 2 nm », dévoilé par IBM en 2021 et dont la production de masse n’a démarré que fin 2025. Concrètement, plus la taille se réduit, plus le nombre de transistors augmente sur le microprocesseur, ce qui accroît la puissance de calcul.
L’architecture « 0,7 nm » permet de placer près de 100 milliards de transistors sur une puce de la taille d’un ongle de la main, soit le double de la densité du « 2 nm », selon un communiqué.
La technologie mise au point par IBM n’est pas utilisable en l’état par l’industrie, mais le groupe d’Armonk (Etat de New York) « voit une trajectoire vers la production [de puces en série] au plus tôt dans les cinq ans ». Selon l’entreprise, cette nouvelle technologie doit mener à « un bond substantiel de capacités », à savoir une puissance de traitement supérieure de 50 % à celle du « 2 nm ».










