Publié à 8h16

Mis à jour à 11h54

Critique

Le violoniste japonais de 21 ans Koshiro Takeuchi a été sacré lauréat du Concours musical international de Montréal, au terme d’une grande finale largement dominée, comme la veille, par sa compatriote Sara Watanabe, qui finit deuxième.Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. En matière de ressort comique, l’édition 2026 du Concours musical international de Montréal aura décidément considéré qu’il fallait faire durer les choses.Après la sélection des finalistes, mercredi, le gag de jeudi fut le choix du lauréat. Koshiro Takeuchi et Sara Watanabe sont deux excellents violonistes, mais il suffit de quelques mesures pour se rendre compte d’évidence de la supériorité de Sara Watanabe sur tous les plans : la présence sonore saisit immédiatement ; la corde de sol est présente, chaleureuse et nourrie ; les phrasés font sens constamment ; la musicalité est impérieuse et impériale.La grande WatanabeSara Watanabe, qui s’est heureusement vu décerner le Prix Mozart (en consolation la Turque Bade Dastan a eu le Prix du public), a, en plus, pris un risque immense en choisissant le 2e Concerto de Bartók. L’œuvre est quasiment impossible à mettre en place dans le peu de temps de préparation imparti. Elle est difficile pour tout le monde et l’OSM ne l’avait pas jouée depuis un bon moment. Chapeau à l’orchestre et au chef Sascha Goetzel d’avoir fait tenir tout cela.