Aller au contenu principalNouveauDu désert saoudien aux ports de la mer Rouge, d’immenses convois de camions redessinent en urgence les routes commerciales du Golfe. Depuis le blocage du détroit d’Ormuz, États et géants du transport cherchent tous azimuts des alternatives pour contourner ce goulet stratégique.Thoban (Émirats arabes unis), le 28 mars. Le blocage du détroit d'Ormuz pousse les monarchies du Golfe à emprunter d'autres voies pour le transport des marchandises. SIPA/ZUMA/Elke ScholiersDe longues files de poids lourds labourent la poussière du désert arabique. Maaden, géant minier saoudien, a sorti l’artillerie lourde. Pour continuer d’acheminer phosphate et engrais vers l’Asie, l’entreprise a fait bondir sa flotte routière de 600 à 3 500 camions, selon le Washington Post. Les moteurs tournent jour et nuit. Deux chauffeurs se relaient au volant.Cap à l’ouest du royaume, jusqu’au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Loin du détroit d’Ormuz. Sur place, il a fallu improviser. Le port n’était pas conçu pour accueillir l’acide sulfurique, nécessaire à la fabrication des engrais. Entrepôts provisoires et installations montées à la hâte ont surgi du sable.International