Publié le 19/05/2026 21:17

Mis à jour le 19/05/2026 21:24

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Les Gardiens de la Révolution souhaitent maintenant taxer les câbles sous-marins dans le détroit d'Ormuz. Ces installations stratégiques permettent aux pays du Golfe de communiquer avec l'Asie et l'Europe.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Ce mardi 19 mai, sur le chantier de sa future salle de bal à la Maison Blanche, Donald Trump manifeste une fois de plus son impatience dans le conflit avec l'Iran : "Hier, j'étais à une heure de frapper l'Iran. Tout était prêt pour que je donne l'ordre. Les bateaux étaient chargés, tout était prêt", a-t-il assuré. Le président américain a finalement reculé face à cet adversaire iranien qui utilise toutes les armes pour résister.Ses dernières cibles dans le détroit d'Ormuz ? Les câbles sous-marins, à fibre optique ou électriques. C'est par eux que transitent la communication téléphonique et Internet, soit 17 % du haut débit international. En tout, une dizaine d'autoroutes invisibles de l'économie mondiale. L'idée de l'Iran, selon un porte-parole, est d'en tirer profit : "Nous imposerons des taxes sur les câbles Internet", un péage sur le numérique. Les pays les plus touchés seraient ses voisins dans le golfe Persique, qui ont besoin de ces câbles pour communiquer avec l'Asie et l'Europe.Mais l'Iran vise surtout les géants américains : Google, Meta, Microsoft, Amazon, qui profitent de la rapidité de leurs flux dans ces connexions sous-marines. Ces taxes pourraient totaliser des millions de dollars. Mais auraient-elles un réel impact ? Les experts en doutent : "Si vous voulez passer ailleurs que par le détroit d'Ormuz, eh bien de fait vous le pouvez. Donc l'impact réel opérationnel d'une menace de péage sur les données qui passeraient par des câbles sous-marins dans le détroit d'Ormuz, est limitée", explique Mikaa Blugeon-Mered, chercheur en géopolitique, enseignant à l'école de guerre.L'Iran laisse planer une autre menace inédite : celle de sectionner ces câbles, de saboter les réseaux sous-marins. Le gouvernement iranien entend bien exploiter au maximum ce qu'il qualifie de trésor dans le détroit d'Ormuz.TeleGeographyReutersThe GuardianListe non exhaustive.