Secret-défenseGuerre en Iran. En voulant imposer un passage payant en mer, l'Iran contrevient au droit international. Et projette d'en revenir à une pratique oubliée du XVIe siècle.Publié le 21/05/2026 à 05:45bookmarkDes bateaux dans le détroit d'Ormuz, le 22 avril 2026.REUTERSPayer pour franchir le détroit d’Ormuz ? Le projet – contesté – de l’Iran n’est pas une première : au XVIe siècle, les Portugais avaient déjà imposé un tel système très rentable dans ce passage maritime, essentiel au commerce. Une histoire peu connue que L’Express vous raconte, alors qu’après cinquante jours de blocus, l’Iran a mis en place, ce lundi 18 mai, une nouvelle Persian Gulf Strait Authority (PGSA) – un organisme chargé de percevoir les taxes.La République islamique entend en effet instaurer un péage pour les navires empruntant cette voie stratégique pour l’économie mondiale. Selon Téhéran, la PGSA devra gérer, réguler et autoriser le trafic maritime dans le détroit. C’est surtout elle qui percevra les droits de passage auxquels seraient soumis les bateaux – jusqu’à 2 millions de dollars, payables en yuan chinois ou en bitcoins pour échapper au droit américain ! La décision iranienne d’étendre sa souveraineté sur le détroit n’en reste pas moins une violation du droit international, en particulier de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer (1982), qui garantit la liberté de transit, y compris dans les eaux territoriales.
Détroit d’Ormuz : quand le Portugal imposait un péage, bien avant l'Iran
En voulant imposer un passage payant en mer, l'Iran contrevient au droit international. Et projette d'en revenir à une pratique oubliée du XVIe siècle.













