Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Après avoir bloqué le trafic de navires, la République islamique songe à taxer les utilisateurs des puissantes artères de fibre optique sous-marines déployées dans le goulet maritime. Or, celles-ci sont vitales pour le bon fonctionnement d’Internet et de secteurs sensibles, comme l’énergie ou la banque. Article réservé aux abonnés La menace, qui planait depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, au mois de février, se matérialise. Après avoir bloqué le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, Téhéran songe à y étendre son emprise en visant les câbles télécoms sous-marins. Selon le site TeleGeography, qui fait référence dans le secteur, au moins sept artères de fibre optique, essentielles pour connecter les pays du golfe Arabo-Persique au reste du monde, traversent cet étroit couloir maritime. Or, les gardiens de la révolution évoquent désormais une taxation des utilisateurs de ces infrastructures. Dans un message diffusé sur Telegram, l’armée idéologique de la République islamique a indiqué que le pays pourrait, au nom de sa « souveraineté absolue » sur ses eaux territoriales, les soumettre à « des permis, une surveillance et des péages », a rapporté l’AFP, le 18 mai. Plus direct, Ebrahim Zolfaghari, le porte-parole de l’armée iranienne, ne s’est pas encombré de conditionnel : celui-ci a promis, le 9 mai, sur X, que le gouvernement « imposera des taxes sur les câbles Internet ». En outre, le Parlement iranien a débattu au mois de mai, selon CNN, d’un projet de loi visant ces infrastructures. Différentes mesures pourraient cibler tant les géants de l’Internet que les opérateurs télécoms, qui possèdent et utilisent ces réseaux, a notamment évoqué, au mois de mai, l’agence iranienne Tasnim. Il vous reste 79.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.