Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Egypte Egypte Egypte Le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des cours des hydrocarbures fragilisent le pays, très dépendant du tourisme comme des entreprises sous la coupe de l’Etat, et dépourvu d’une véritable base industrielle. Article réservé aux abonnés L’attaque israélo-américaine sur l’Iran a percuté une économie égyptienne qui, début 2026, était en plein rebond. Dès le 28 février, Israël a cessé ses livraisons de gaz naturel liquéfié à l’Egypte, contrainte d’en importer des Etats-Unis à des prix plus élevés. Tout a augmenté, en particulier la facture énergétique, dans un pays très dépendant des importations. La sanction a été immédiate : la monnaie a subi une dévaluation historique, passant de 51 livres égyptiennes contre 1 euro avant la crise à plus de 60 aujourd’hui, avec un pic le 8 avril à 63,9. C’est la plus mauvaise performance au monde depuis le déclenchement du conflit, notait l’agence Bloomberg, le 30 mars. Et l’inquiétude revient : l’Egypte serait-elle au bord d’une nouvelle faillite, comme aux lendemains de l’invasion russe de l’Ukraine, en 2022 ? La crise actuelle révèle, une fois de plus, les faiblesses structurelles de son économie, très sensible aux chocs extérieurs. La première d’entre elles est le déficit commercial chronique. Plutôt que sur une base industrielle exportatrice, l’économie repose sur trois rentes : les revenus de l’industrie touristique, ceux du canal de Suez, et les transferts monétaires des Egyptiens expatriés. Or, les deux premières sont touchées par le conflit actuel : les touristes sont moins nombreux et pourront être dissuadés par l’augmentation du prix des billets d’avion. Le canal de Suez, lui, peine à devenir un moteur fiable pour l’économie à cause de la multiplication des crises au Moyen-Orient. Il vous reste 77.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.