Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Énergies fossiles Énergies fossiles Énergies fossiles La diminution rapide des stocks de pétrole liée au blocage du détroit d’Ormuz fait craindre, à l’approche de la saison estivale, des pénuries sur certains produits raffinés comme le kérosène. Article réservé aux abonnés Après le choc de la guerre et le répit trompeur du cessez-le-feu, voici venue la crainte des pénuries. Presque trois mois ont passé depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, fin février, mais aucune issue ne se profile pour rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz. La paralysie de cette étroite bande navigable prive le marché pétrolier d’environ 14 millions de barils par jour, alors qu’approche l’été dans l’hémisphère Nord. Une saison caractérisée par un bond de la demande de carburant pour prendre la route des vacances, faire voler les avions et tourner les climatiseurs. « Nous pourrions entrer dans la zone rouge en juillet ou en août si nous ne constatons ⁠pas d’amélioration de la situation », alertait, jeudi 21 mai, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol. Les mises en garde se sont déjà multipliées. Fin avril, le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, agitait le risque d’une « pénurie énergétique » dans le « bassin atlantique » faute de changement dans les « deux ou trois mois ». Les stocks mondiaux de produits raffinés pourraient atteindre des « niveaux critiques » avant l’été, affirmait, de son côté, Amin Nasser, le président-directeur général (PDG) de la compagnie pétrolière nationale saoudienne Saudi Aramco, le 11 mai. Il vous reste 86.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.