Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Jarand Rystad, président du cabinet de conseil Rystad Energy, tire de premières leçons de la crise énergétique provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Article réservé aux abonnés Après la signature d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, Jarand Rystad, PDG et fondateur du cabinet Rystad Energy, proche des milieux pétroliers, estime que l’essentiel de la production, au Moyen-Orient, peut être rétabli en quatre mois et prédit un excédent massif de l’offre de pétrole dès 2028. Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné la plus grosse perturbation de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, et pourtant les cours du baril n’ont pas flambé aussi haut que certains l’avaient prédit. Qu’en déduire ? Les marchés sont plus résilients que beaucoup ne le pensaient. Il y a des raisons structurelles, avec tout ce qui a été mis au point à partir des crises pétrolières des années 1970 et la création de l’Agence internationale de l’énergie [en 1974]. En plus de cela, le marché était anormalement excédentaire au moment où le conflit a débuté : nous traversions depuis plusieurs mois un cycle d’abondance énergétique, tant pour le pétrole que pour le gaz. Et le système sera encore plus robuste à l’avenir. D’abord parce que partout dans le monde, en particulier dans les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est qui ont beaucoup souffert de la crise et ont subi des pénuries, on va construire davantage de capacités de stockage de pétrole et de produits raffinés. Il vous reste 78.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.