Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Les interférences affectant les dispositifs de localisation et de navigation des cargos se sont multipliées depuis le début du conflit au Moyen-Orient. S’y ajoutent des cas d’usurpation d’identité pour contourner des sanctions. Article réservé aux abonnés Un cargo de 200 000 tonnes se met soudain à flotter sur une piste d’aéroport. Un autre avance en plein désert ou jette l’ancre à côté d’une centrale nucléaire. Les systèmes de navigation produisent un nombre croissant d’hallucinations à la suite d’une recrudescence des brouillages de signaux, qui provoquent des erreurs de positionnement et augmentent les risques de collision. Cette menace discrète s’est amplifiée avec la guerre au Moyen-Orient. Selon les données de la société de renseignement maritime Windward communiquées au Monde, les navires dans la région ont subi près de 1 million d’interférences de leurs systèmes de positionnement par satellite depuis le 28 février. Un niveau sans précédent. Dès le premier jour du conflit, près de 1 100 navires ont été touchés. Ailleurs dans le monde aussi, les interférences se multiplient. Dans son rapport annuel portant sur l’année 2025, le centre de surveillance MICA Center, qui dépend de la marine nationale, identifiait la mer Baltique, la mer Rouge, la mer Noire et le golfe Arabo-Persique comme « les quatre épicentres mondiaux des interférences » avec, en moyenne, 400 navires touchés par mois. Il vous reste 84.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.