Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Chronique Julien Bouissou Journaliste au service Economie La crise du détroit d’Ormuz, conséquence des bombardements américains décidés par Donald Trump, débouche sur une fragmentation et une militarisation des voies maritimes, constate Julien Bouissou, journaliste au « Monde », dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés On se souviendra peut-être du 17 juin 2026, date de la signature du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, comme de la manifestation du déclin de l’hégémonie américaine sur les mers. En déplaçant la guerre sur le front maritime, Téhéran a fait plier Washington : la puissance navale dominante a été incapable de débloquer un détroit contrôlé par un adversaire dont la marine était largement détruite. Il faut rappeler qu’au moment de la « guerre des tankers », dans les années 1980, lorsque l’Iran et I’Irak, engagés dans une guerre de huit ans, avaient attaqué leurs pétroliers respectifs dans le golfe Persique, les Etats-Unis avaient été en mesure d’escorter des navires marchands et de lancer des opérations de déminage, même si le contexte était alors différent. Ils n’étaient pas seuls, puisque les marines française, britannique et soviétique étaient aussi présentes dans la région. Le contrôle par l’Iran du détroit d’Ormuz marque la fin de l’hégémonie américaine et bouleverse l’ordre maritime international. Il met en péril l’un de ses piliers, à savoir la liberté de navigation. L’accord-cadre signé entre les Etats-Unis et l’Iran à Versailles en offre une parfaite illustration. Même s’il prévoit une réouverture du détroit, sans péage, pendant soixante jours, Téhéran se réserve la possibilité de prélever ensuite des « frais de service » pour assurer la sécurité du transit ou la « protection de l’environnement ». Il vous reste 66.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.