EconomieClimat et transitionsPolitique économiqueTech et transformationsEntreprisesMédiasEmploi - ManagementOpinion. La France prétend se réarmer et décarboner. Mais chaque crise augmente sa fragilité financière, rappelle notre chroniqueuse.Publié le 24/05/2026 à 08:30bookmarkDeux tankers amarrés dans le port de Muscat (Oman), à l'entrée du détroit d'Ormuz, le 9 mars 2026.REUTERSComme le Covid ou la guerre en Ukraine, le détroit d’Ormuz agit tel un miroir grossissant sur la réalité du monde : la prospérité moderne repose sur des flux physiques, des routes maritimes, des molécules, des câbles, des ports… et des taux d’intérêt. Bref, sur une économie du réel. Face à chaque nouvelle crise énergétique, le réflexe est désormais bien rodé. Le pétrole monte ? Les renouvelables deviennent plus attractifs. Le gaz flambe ? L’électrification gagne en pertinence. Ormuz menace ? Le bas carbone apparaît comme le chemin le plus sûr vers la souveraineté. Le raisonnement n’est pas faux. Il est simplement incomplet.