VIDÉO – En direct de la Croisette, nos critiques Marie Sauvion et Samuel Douhaire nous donnent leurs impressions sur les films sélectionnés. Aujourd’hui, le dernier film de Pedro Almodóvar, “Autofiction”, en compétition et en salles ce mercredi. Par Samuel Douhaire, Marie Sauvion Publié le 20 mai 2026 à 20h00 Si nos critiques ont du mal à se remémorer le nombre de fois où Pedro Almodóvar est venu en compétition sur la croisette, il n’est pas compliqué de compter son nombre de Palme d’or : zéro, wallou, nada, peanuts. Et si c’était pour cette année ? Le réalisateur est de retour en sélection officielle avec Autofiction. Un film sous forme de « best of, de pot-pourri, de tout ce qu’a fait Almodóvar depuis ses débuts », selon Samuel Douhaire. Récits gigognes, mise en scène soignée, dialogues de qualité. Pour notre critique, « si on aime le réalisateur espagnol on se retrouve en terrain plus que connu. Bien trop même, et c’est peut-être là le problème ». Parce qu’un film sur un cinéaste en situation de crise d’inspiration, Pedro Almodóvar nous a déjà fait le coup en 2019 avec Douleur et gloire — qui a valu à Antonio Banderas le Prix d’interprétation masculine. Marie Sauvion, de son côté, le dit sans détour : « Je suis chonchon ! » Pourquoi ? Parce qu’elle a le sentiment d’un rendez-vous manqué avec le metteur en scène et que derrière le brillant, l’intelligence et la sophistication de ce film, il n’y a qu’une chose, selon elle, c’est le nombril surdimensionné (et coloré) d’Almodóvar. Il y a tout de même des scènes très fortes, le réalisateur espagnol n’étant pas un manchot de la caméra, mais cela ne suffit pas à sauver ce film. « Autofiction, pour moi, c’est bof, mais je pense que c’est ma faute, c’est jamais celle de Pedro », conclut notre critique. Lire la critique “Autofiction”, de Pedro Almodóvar : une stupéfiante mise en abyme ou une autoparodie creuse ?