Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dans son septième film à concourir pour la Palme d’or, le cinéaste espagnol interroge sa propre inspiration à travers le personnage d’un auteur en crise, interprété par Leonardo Sbaraglia. Read in English Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE - EN COMPÉTITION L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Autofiction, le 23e long-métrage de Pedro Almodovar, est aussi le septième à concourir pour la Palme d’or à Cannes depuis Tout sur ma mère (1999, Prix de la mise en scène), et fait l’objet d’une sortie simultanée sur les écrans français. En presque cinquante ans d’activité, l’œuvre bariolée du plus célèbre cinéaste espagnol a connu bien des phases, de la comédie piquante des débuts à la tentation plus récente du mélodrame. Toutefois, depuis Douleur et gloire (2019), son cinéma est entré dans une zone de turbulence et de remise en question, où l’artiste de 76 ans se cherche de plus en plus parmi ses dispositifs de fiction. Autofiction l’atteste une nouvelle fois, par sa tournure scindée et réflexive. Deux lignes s’entrelacent. D’un côté, Elsa (Barbara Lennie, déjà vue dans La piel que habito en 2011), réalisatrice de publicité frappée de migraine, erre dans Madrid à la recherche de comprimés, tandis qu’une idée de scénario lui vrille la tête. De l’autre, Raul (Leonardo Sbaraglia), un cinéaste reconnu, inquiet et légèrement hypocondriaque (on reconnaît facilement un alter ego d’Almodovar), voit son assistante l’abandonner au moment où il entame un nouveau projet. Il vous reste 75.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.