Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dans « Autofiction », en compétition dans la sélection officielle, l’Argentin interprète un nouvel alter ego du cinéaste, sept ans après leur collaboration sur « Douleur et Gloire ». Article réservé aux abonnés Le canapé lui tend ses accoudoirs, mais Leonardo Sbaraglia préfère s’asseoir par terre. Enfin, s’asseoir, c’est vite dit : raccord avec les alizés qui agitent ce jour-là la Croisette, l’acteur argentin ne tient pas en place, soulignant chaque mot avec une gestualité digne de ses ancêtres toscans, romains et napolitains. Calebasse dans une main, bombilla dans l’autre, l’homme carburera au maté durant tout l’entretien : « Je fais mon propre dosage, avec de la yerba moitié uruguayenne, moitié argentine. » Ainsi est-il, agile, subtil, ductile, regard gris-bleu sur boucles poivre et sel. Six ans après Douleur et Gloire (2019), revoilà Leonardo Sbaraglia sous la direction de Pedro Almodovar dans Autofiction, qui a rejoint la compétition cannoise le 19 mai, ainsi que les salles françaises. On a déjà souligné combien le réalisateur espagnol, aux insomnies légendaires, aime sortir ses personnages de toutes sortes de léthargies. Cinéma du réveil et de l’intranquillité que celui-là : « Les Français adorent Almodovar, car ses films ravivent leur côté latin, par trop endormi », estime ainsi son compatriote Alex Vicente, journaliste à El Pais. Il vous reste 76.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.