Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture La liste de La Matinale La liste de La Matinale La liste de La Matinale Chaque mercredi dans La Matinale, les journalistes cinéma du « Monde » livrent leurs critiques des films à découvrir en salle. Aujourd’hui, notamment, Pedro Almodovar dont le film est en compétition pour la Palme d’Or du Festival de Cannes et le dernier opus de la saga Star Wars. Article réservé aux abonnés LA LISTE DE LA MATINALE Le Festival de Cannes qui se tient jusqu’au 23 mai a beau jeu de nous offrir une série de films de grande qualité, vous trouverez dans cette sélection plusieurs œuvres qui ne concourent pas à la récompense suprême. Ce n’est en aucun cas une raison pour ne pas vous rendre dans une salle obscure. A voir « Autofiction » : dans les méandres de la création Depuis Douleur et Gloire (2019), le cinéma de Pedro Almodovar est entré dans une zone de turbulence et de remise en question. Autofiction en atteste une nouvelle fois par sa tournure scindée et réflexive. D’un côté, Elsa, réalisatrice de publicité frappée de migraine, erre dans Madrid à la recherche de comprimés tandis qu’une idée de scénario lui vrille la tête. De l’autre, Raul, un cinéaste reconnu, inquiet et légèrement hypocondriaque, voit son assistante l’abandonner au moment où il entame un nouveau projet. Entre l’une et l’autre, les liens ne sont d’abord que ceux du montage parallèle. Et puis, l’on comprend que l’histoire d’Elsa est celle qu’écrit Raul sur son écran d’ordinateur. L’un tapote sur son clavier pour modifier la vie de l’autre. Autofiction s’affirme comme un film de transition : habile, souple et sinueux, il habite sensiblement ce qu’Almodovar semble désigner lui-même comme une crise d’inspiration. On en a connu de moins florissantes. M. Mt. Il vous reste 85.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.