« Le Diable s’habille en Prada », « Avatar », « Le Parrain »… Avec peu de moyens et beaucoup d’imagination, Julia recrée elle-même des pochettes de DVD de films cultes. Grâce aux vidéos des coulisses de la réalisation de ces parodies, publiées sur les réseaux sociaux, cette jeune comédienne a réuni une véritable communauté : sur Instagram, plus de 167 000 personnes suivent son aventure, et elles sont plus de 100 000 sur TikTok.En coloc avec mamieLes films ne sont pas choisis au hasard : ils sont tous issus de vidéothèque de la grand-mère de Julia, sa « coloc », avec qui elle vit dans les Yvelines, qui se rend encore à la Fnac acheter les DVD des films tout juste sortis. « Avec ma grand-mère, on regarde souvent des films ensemble le soir », explique la jeune femme. Elle a commencé les parodies avec le film « Mississippi Burning », en septembre : « Je me dis C’est drôle, si j’utilise un sopalin et que je fais deux trous dedans ça fait une affiche. On avait regardé le film le soir, justement. J’ai voulu tester et ne pas le dire à ma mamie, et après, tout ça m’a donné l’idée de le faire avec tous les films qu’on connaît depuis que je suis petite, présents dans la vidéothèque », raconte Julia. Chaque parodie est réalisée avec un petit budget, de l’huile de coude et parfois quelques amis.Pour choisir l’heureux élu qui aura droit à sa reproduction, la comédienne a plusieurs techniques : « Soit ce sont des films qui visuellement me parlent, ou un coup j’ai une idée. Ce sont aussi parfois des films que j’aime bien comme Maléfique ou Le Voyage de Chihiro. Ou alors ce sont des films qu’on me demande de faire. »La jeune femme a été surprise par l’engouement suscité par son activité : « J’avais publié des vidéos pour mes amis, je ne m’attendais à ce qu’il y ait autant de personnes qui regardent. »« J’ai la capacité de me métamorphoser en plein de personnages différents »« Depuis que je suis toute petite, j’adore faire des personnages, des vidéos dans lesquelles je me maquille », indique la comédienne, qui a pu jouer dans des cabarets : « J’ai la capacité de me métamorphoser en plein de personnages différents. C’est (sa démarche sur les réseaux) totalement en lien avec le théâtre, le cinéma… ».Pour l’instant, malgré une certaine visibilité, Julia, qui se produit déjà sur les planches à Paris, n’a pas forcément eu accès à de nouvelles opportunités grâce à son activité. « J’attends toujours la proposition pour être dans un film avec Pierre Niney ! », plaisante celle qui prépare les concours des grandes écoles nationales de théâtre, avant d’ajouter : « Peut-être que oui à un moment ça va pouvoir m’ouvrir des portes. » De son côté, la grand-mère de Julia n’a toujours pas remarqué la supercherie de sa petite fille : « Elle ne s’y attarde pas tellement, non elle ne s’en rend pas compte. Elle me voit quand je suis maquillée mais elle ne fait pas le lien ! »