Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Pour son premier long-métrage, l’actrice et scénariste explore une communauté de la fin des années 1980 à travers le regard d’une petite fille. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Sur une plage, une poignée de femmes de tous âges baigne dans une atmosphère onirique. Elles prennent des photos, dansent, se tapent dans les mains, marchent dans l’eau jusqu’à ce que le regard d’une jeune fille se fige sur le sable. Sa glace coule par terre avant de tomber au sol. L’image vire au gris, au cauchemar. Vanilla, premier long-métrage de la réalisatrice mexicaine Mayra Hermosillo, avance ainsi, dans une légèreté sororale teintée d’une lourde inquiétude. Ces femmes, inspirées de la propre enfance de la cinéaste, vivent toutes ensemble sous le même toit, menacées d’expulsion faute de pouvoir payer le loyer. Dans la maisonnée, en cette fin des années 1980, on croise, outre Jilter, le perroquet, Conchita (Rosy Rojas), l’arrière-grand-mère flegmatique et coquette ; Tachita (Lola Ochoa), l’employée de maison qui a délaissé les siens pour s’intégrer à cette drôle de tribu ; Georgina (Paloma Petra), la grand-mère d’une grande élégance que tente désespérément de séduire le vendeur d’à côté Don Charly ; Limbania (Natalia Plasencia), la tante sujette aux addictions et aux excès qui rêve de lancer une activité de vente de feuilles de vigne ; Alicia (Maria Castella), la mère pragmatique qui se prépare à ouvrir son labo photo et est en couple avec Arturo (Diego Medellin) ; Manuela (Fernanda Baca), la grande cousine, adolescente sérieuse ; et Roberta (Aurora Davila), fillette de 8 ans un peu fantasque. Il vous reste 55.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.