Publié le 19/05/2026 21:44
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Depuis le début de l'année, les mises en vente de logements neufs ont notamment chuté de près de 13%. Des prix très élevés et des crédits immobiliers toujours plus difficiles à obtenir sont en cause.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Il y a encore quelques mois, Jeanne Bernard se rêvait propriétaire d'un appartement. Elle avait trouvé "un grand studio à Montreuil avec une cuisine ouverte et un balcon". "Ça me semblait quelque chose de possible, explique-t-elle. Le prix est à 123 000 euros. C'était quelque chose que je pouvais essayer de négocier." Mais avec la guerre au Moyen-Orient, les taux des crédits immobiliers remontent.Son rendez-vous avec un courtier débouche sur une désillusion. "On peut essayer de se battre, mais l'impact sur le budget, pour vous, est quand même très significatif", lui explique-t-il. Avec un taux à 3,8%, son dossier ne passe pas. "Je suis tout simplement frustrée parce que mes projets dépendent de quelque chose que je ne peux pas maîtriser", se désole-t-elle.Selon Carl Japhet, courtier Agence Cafpi, cette situation risque de durer jusqu'à la fin de l'année. "Le fait que les taux soient passés, de 3 à 4%, parce qu'on n'est pas loin d'arriver à ça, c'est ça qui va pénaliser les clients parce que ça réduit, ça limite nécessairement la capacité d'emprunt", note-t-il. Conséquence directe : dans le neuf, des chantiers sont à l'arrêt ou peinent à attirer de nouveaux clients. Au premier trimestre, leurs mises en vente ont baissé de 12,7%.Antoine Guillorit est promoteur immobilier en charge d'un ensemble de 45 logements, qui doivent être livrés la semaine prochaine. Les plus petites surfaces ont toutes été vendues, mais pas les plus chères, notamment un appartement à plus d'un million d'euros : "Nous voici dans un 120 mètres carrés en duplex, avec son petit jardin et qui, aujourd'hui, n'a toujours pas trouvé preneur." Il est prêt à offrir un an de crédit aux futurs acheteurs pour relancer les ventes. "Avant, entre le lancement commercial et la livraison d'un immeuble, il pouvait se passer deux ans. On vendait relativement vite et le chantier commençait simultanément. Aujourd'hui, on met beaucoup plus de temps à vendre, donc on met plus de temps à démarrer un chantier. On peut être sur trois à quatre ans." Statistique publique de l'Énergie, des transports, du logement et de l'environnementListe non exhaustive















