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’affaire était entendue : la baisse des taux d’intérêt que l’on observe depuis plusieurs trimestres allait produire ses effets bénéfiques sur le marché de l’immobilier, aussi bien pour le logement que pour des biens professionnels. Force est de constater que les choses ne sont pas aussi simples.

Du côté du marché résidentiel, les réseaux des agents immobiliers et les courtiers en crédit ont beau se féliciter à longueur de communiqués que les clients reviennent dans leurs agences, une reprise forte se fait attendre. D’abord parce que, sur le front des taux, le premier trimestre n’a pas été aussi favorable qu’attendu.

Certes, la Banque centrale européenne a continué d’abaisser ses taux directeurs – et devrait continuer à le faire –, mais les taux longs français ont connu des tensions. Les incertitudes budgétaires et politiques que traverse notre pays ont provoqué des hausses des obligations assimilables du Trésor, qui servent de référence pour la fixation des barèmes des taux des crédits immobiliers. Résultat, quelques banques ont légèrement augmenté leurs conditions de crédit, mettant fin au mouvement de baisse que l’on avait connu les trimestres précédents.

Une baisse des prix modeste