C
es derniers jours ont été marqués d’abord par le bruit sec d’une balle, celle qui a tué, le 10 septembre, Charlie Kirk, ce jeune influenceur américain, fervent soutien de Donald Trump. Puis vint la clameur de ses partisans, choqués, à juste titre, par cet assassinat sauvage. Ils n’étaient pas les seuls à être sidérés ; nous l’étions tous de voir une fois encore la scène politique américaine endeuillée par un meurtre odieux.
Sidérée, je l’ai été aussi quand les extrêmes droites européennes, si promptes à se dire patriotes, d’ordinaire si hostiles aux signes d’une mondialisation qu’elles dénoncent, ont aussitôt milité pour que l’on rende hommage à Charlie Kirk. La surenchère est venue très vite : pourquoi ne pas lui remettre le prix Sakharov de la liberté d’opinion ?, a proposé Reconquête !. Pourquoi ne pas exiger une minute de silence en plénière du Parlement européen ?, a lancé un député suédois, soutenu illico par le Rassemblement national. Pourquoi se gêner et ne pas détourner le slogan « Je suis Charlie » ?, a osé Jordan Bardella.
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