Le symbole de l’euro au siège de la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort-sur-le-Main, le 5 juin 2025. KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP
La Banque centrale européenne (BCE) a baissé ses taux, jeudi 5 juin, pour la huitième fois en un an, naviguant en pleine incertitude face aux menaces de droits de douane de Donald Trump et à leurs répercussions sur l’inflation et la croissance de la zone euro. Le taux de dépôt, principal instrument de référence, a été diminué d’un quart de point à 2 %, un niveau que l’institution, présidée par Christine Lagarde, ne juge plus pénalisant pour l’économie.
Depuis juin 2024, le reflux de l’inflation dans la zone euro a permis à l’institution basée à Francfort, en Allemagne, de lâcher du lest sur les taux, inversant un cycle de resserrement monétaire amorcé deux ans plus tôt pour endiguer la flambée des prix, avec un taux de dépôt atteignant le plus haut historique de 4 %.
Cette septième baisse d’affilée depuis septembre dernier intervient alors que « l’inflation se situe actuellement autour de l’objectif » de 2 % de la BCE, a souligné cette dernière jeudi.
Les inquiétudes se sont déplacées vers la faiblesse persistante de l’activité économique dans les vingt pays de la zone euro, où l’atonie de la demande pourrait avoir des effets déflationnistes. « L’incertitude autour des politiques commerciales » freinera à court terme l’investissement et les exportations, mais la hausse des investissements publics et la solidité du marché du travail soutiendront la croissance et la consommation, « rendant l’économie plus résistante face aux chocs mondiaux », a expliqué la BCE.















