Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission européenne pour l’économie et la productivité, à la Bourse de New York, le 28 avril 2025. RICHARD DREW / AP
Mario Draghi, l’ancien président de la Banque centrale européenne, avait promis à l’Europe une « lente agonie » si elle ne faisait rien pour reprendre son destin économique en main. A ce stade, même si le retour de Donald Trump à la Maison Blanche accélère leur réflexion sur la nécessité d’investir, les Vingt-Sept n’ont encore rien fait de significatif pour échapper à ce sombre pronostic. Dans ce contexte, les dernières prévisions de la Commission européenne, publiées lundi 19 mai, donnent à voir une Union européenne (UE) où la croissance reste désespérément atone.
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L’exécutif communautaire a revu à la baisse ses projections et table désormais sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,9 % en 2025 et de 1,4 % en 2026 pour les pays de la zone euro. Le reflux de l’inflation, qui devrait passer sous la barre des 2 % (1,7 % dans la zone euro en 2026) grâce à la chute des prix de l’énergie et au renforcement de l’euro, mais aussi la bonne tenue du marché de l’emploi et de la consommation intérieure devraient permettre d’éviter le pire.










