Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité L’organisation BirdLife International estime que 45 % des 1 843 espèces d’oiseaux qui migrent sur de longues distances voient leurs effectifs diminuer. Deux cents sont même menacées d’extinction. Article réservé aux abonnés L’extinction, en 2024, du courlis à bec grêle, cet échassier au long bec noir qui parcourait deux fois par an les milliers de kilomètres séparant les steppes de la taïga sibérienne et l’Afrique du Nord, symbolise les menaces qui pèsent sur les oiseaux migrateurs dépendants de multiples écosystèmes. Au total, près de la moitié (45 %) des 1 843 espèces d’oiseaux migrateurs est en déclin, selon un rapport de l’ONG Birdife International, publié vendredi 11 septembre à l’occasion d’un sommet organisé à Nairobi, au Kenya. Ce rapport sur l’état des oiseaux du monde, publié tous les quatre ans, est, pour la première fois, consacré aux migrateurs et relève des données alarmantes. Parmi les quatre voies de migration traversant des terres, la plus concernée par le déclin d’espèces migratrices est celle entre l’Asie de l’Est et l’Australasie, zone qui s’étend de l’Arctique jusqu’à l’Australie et la Nouvelle-Zélande : 53 % des espèces qui la parcourent sont en recul. Les groupes les plus affectés sont les oiseaux limicoles, dits aussi « de rivage », auxquels appartenait le courlis à bec grêle, mais aussi les oiseaux marins, tel le puffin des Baléares, principalement menacé par les filets des pêcheurs. De plus, 58 % des zones-clés pour ces espèces sont dans un état jugé mauvais ou très mauvais. Il vous reste 76.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.