Un héron gris à Lavau-sur-Loire, le 9 octobre 2024. LOIC VENANCE / AFP

De moins en moins d’hirondelles et de mésanges, mais certaines espèces de gros oiseaux prospèrent : la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) tire un bilan contrasté des cinquante dernières années en France. Selon son premier « baromètre de l’avifaune », publié vendredi 5 juin, qui s’appuie en grande partie sur des observations participatives, les populations d’oiseaux communs ont chuté de 18,2 % en vingt-cinq ans en France.

« Les populations d’oiseaux se sont effondrées », a regretté le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, sur France inter, précisant que « ce sont les passereaux qui sont le plus affectés ». Ces petits oiseaux (hirondelles, mésanges, alouettes), qui représentent la moitié des 314 espèces nicheuses en France et 90 % du nombre total, « poursuivent leur chute ».

« Les causes sont connues », a fait valoir M. Bougrain-Dubourg : leur disparition provient « avant tout d’une agriculture intensive avec son cortège chimique ». « Il n’y a plus d’insectes avec les pesticides » et « c’est un paysage uniforme qui s’est dessiné », avec la disparition par exemple des haies ou des mares, a-t-il expliqué.