Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Avec la récente canicule, l’établissement géré par la Ligue pour la protection des oiseaux à Audenge (Gironde) a enregistré, à l’instar de nombreux autres sites, un nombre record d’arrivées d’animaux victimes des chaleurs extrêmes. Article réservé aux abonnés Juliette Lacour saisit un petit martinet au plumage noir dans une caisse en plastique. Elle lui ouvre délicatement le bec avec ses doigts gantés, saisit un grillon dans une coupelle avec une pince à épiler et l’enfourne dans le minuscule gosier. Cette soigneuse animalière de 26 ans recommence l’opération avec un deuxième grillon, un troisième. Puis elle s’empare d’un nouvel oisillon. Assis en face d’elle, Elliot Edery, 24 ans, en service civique, accomplit la même tâche : il leur faudra des heures pour nourrir plus de 150 martinets recueillis au centre de soins de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) situé à Audenge (Gironde), sur les rives du bassin d’Arcachon. Mardi 30 juin, le lieu tourne à plein régime. Comme dans la plupart des autres établissements venant au secours de la faune sauvage en France, la vague de chaleur exceptionnelle a provoqué un afflux d’animaux sans précédent. Des martinets surtout, âgés de deux ou trois semaines, mais aussi des hirondelles et des chauves-souris. Il y a tout juste une semaine, le site d’Audenge a enregistré des niveaux records d’arrivées : 166 le 23 juin, 168 le 24 juin, contre une cinquantaine en temps normal à cette saison. Il vous reste 80.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.