Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Les cinéastes ont interrogé une vingtaine de citoyens israéliens qui, à différents degrés, ont collaboré avec l’armée lors des opérations de représailles à Gaza après les attaques terroristes du 7-Octobre perpétrées par le Hamas. Des témoignages qui mettent au jour un système qui mène au mépris de l’existence de l’autre. Article réservé aux abonnés Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise, Naza, le nouveau long-métrage de Yuval Abraham et Rachel Szor, deux des réalisateurs de No Other Land (2024), documentaire sur la résistance à la colonisation en Cisjordanie, fait l’effet d’un uppercut qui laisse le spectateur sonné, tant il est difficile de rester indifférent face au tableau d’une déshumanisation si avancée. Le dispositif du film est simple. Yuval Abraham interroge de nuit, sur les toits de Tel-Aviv, une vingtaine de citoyens israéliens qui, à différents degrés, ont collaboré avec l’armée lors des opérations de représailles à Gaza ayant suivi les attaques terroristes du 7-Octobre perpétrées par le Hamas, causant la mort de plus de 1 200 personnes. Certains du côté des renseignements, d’autres directement sur le terrain. Tous sont plongés dans le noir, la voix parfois légèrement trafiquée, pour préserver leur anonymat. Les personnes interrogées racontent de l’intérieur la manière dont l’armée israélienne opère, au mépris des vies palestiniennes. Le terme « naza », qui donne son titre au film, désigne en interne le nombre de pertes civiles estimées ou avérées en cas d’attaque aérienne. Hommes, femmes ou enfants indifféremment. Juste un chiffre, une donnée abstraite même si celle-ci est parfois importante, jusqu’à plusieurs centaines de personnes pour une cible. Il vous reste 68.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.