Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Économie française Économie française Économie française La remontée des taux d’intérêt frappe une économie française déjà affaiblie. Dette publique, crédit immobilier, investissement des entreprises : le renchérissement du coût de l’argent menace de peser durablement sur l’activité. Article réservé aux abonnés Tensions géopolitiques, prix de l’énergie élevés, besoin en capitaux de la tech, transition climatique à financer… Les motifs alimentant la poussée de fièvre des taux d’intérêt à dix ans, ou taux longs, depuis cet été, sont nombreux. Si le phénomène touche tous les pays ou presque, la France est particulièrement pénalisée par cette hausse du coût de l’argent. La forte incertitude qui pèse sur l’issue de l’élection présidentielle de 2027 et l’impossibilité de juguler le déficit budgétaire poussent les investisseurs à réclamer une rémunération encore plus élevée en échange de leurs capitaux. Le débat sur une possible annulation de la dette publique (118,5 % du produit intérieur brut) qui a surgi à la rentrée de septembre a inquiété un peu plus encore les marchés. Jeudi 10 septembre, la France emprunte à 4,20 % sur dix ans, bien plus par exemple que l’Allemagne (3,44 %) ou même que l’Italie (4,14 %). Il s’agit du taux le plus haut observé depuis la crise financière de 2009. Cette hausse des taux pèse sur une économie française déjà bien poussive : elle s’est contractée de 0,2 % au premier trimestre, et elle a stagné au deuxième trimestre. Dans ce contexte qui limite toute marge de manœuvre, le remboursement de la dette représentera le premier poste de dépenses de l’Etat en 2027, devant l’éducation nationale. Sur le seul premier semestre 2026, l’augmentation des taux s’est traduite par une hausse de 19 % du montant des intérêts que l’Etat doit verser à ses créanciers, soit 34,5 milliards d’euros. Il vous reste 79.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La hausse des taux pénalise les emprunts immobiliers et l’investissement des entreprises
La remontée des taux d’intérêt frappe une économie française déjà affaiblie. Dette publique, crédit immobilier, investissement des entreprises : le renchérissement du coût de l’argent menace de peser durablement sur l’activité.








