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DécryptageEntre le retour de l’inflation et le creusement des déficits des Etats, tout pousse les taux d’emprunts à travers le monde à la hausse. De quoi ajouter une pression supplémentaire sur les budgets de pays de plus en plus endettés et peser sur la croissance.

Pour l’Etat français, c’était une opération financière de routine. Jeudi 4 juin, afin de financer le déficit budgétaire, l’Agence France Trésor a émis une série de nouvelles dettes sur les marchés, dont une obligation de 9,2 milliards d’euros, avec un remboursement dans dix ans, en 2036. Les prêteurs étaient au rendez-vous, sans difficulté, mais pas à n’importe quel prix : ils ont demandé un taux d’intérêt de 3,8 %. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis 2009, il y a dix-sept ans.

« Ça commence à faire mal, souligne Frederik Ducrozet, chargé de la recherche économique à Pictet Wealth Management, une banque privée. Mais ce n’est pas que la faute de la France et de son déficit. La tendance est mondiale. »