Publié le 11 juin 2026 à 21:14.

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La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux jeudi, signalant qu’elle n’entend pas tolérer durablement une inflation alimentée par le conflit au Moyen-Orient. L’institut de Francfort a en parallèle jugé la croissance en zone euro résiliente après ce premier tour de vis depuis 2023.Le taux de dépôt, qui fait référence, a été augmenté d’un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025, face à l’inflation repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2%. La flambée des prix de l’énergie, liée à la guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz, en est la principale cause.

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Si cette décision était attendue, certains économistes la jugeaient a priori risquée dans un contexte de croissance ralentie et d’absence, à ce stade, de diffusion généralisée des hausses de prix. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a balayé ces critiques devant la presse. Cette hausse de 25 points de base, décidée à l'«unanimité» des membres du conseil des gouverneurs, est «clairement un signal» et est «nécessaire» face à l’incertitude et aux perspectives d’inflation, a-t-elle martelé.