Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Économie mondiale Économie mondiale Économie mondiale Les investisseurs font payer aux Etats, dont la France, les doutes sur la capacité de ces derniers à retrouver un équilibre budgétaire. Des comportements spéculatifs ont aussi contribué à la forte envolée de taux ces derniers jours. Article réservé aux abonnés La remontée des taux d’intérêt souverains qui a porté les rendements des emprunts américains à long terme à leur plus haut niveau depuis près de vingt ans s’est vite propagée à l’Europe. Les taux à dix ans, qui servent de référence pour les marchés financiers et l’économie, ont franchi ces dernières semaines des seuils symboliques, notamment en France. Après avoir commencé l’année à 3,4 % et franchi la barre des 4 % fin juillet, le rendement des obligations émises par l’Etat français (OAT) à dix ans s’affiche désormais à 4,10 %, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis octobre 2008, au cœur de la grande crise financière. Parallèlement, le « spread », l’écart de rendement entre l’OAT et le Bund allemand équivalent, qui mesure la prime de risque exigée par les investisseurs pour prêter à Paris plutôt qu’à Berlin, a retrouvé ses sommets des dernières années, à 0,86 %. L’Allemagne, qui a longtemps profité de sa réputation de sérieux budgétaire pour emprunter à des taux inférieurs à ceux de la plupart de ses voisins, paie le prix désormais de la forte augmentation de ses dépenses d’infrastructures et de défense : le rendement du Bund à dix ans, qui était encore inférieur à 3 % fin juin, dépasse désormais 3,25 %. Il vous reste 79.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.