Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Finances publiques Finances publiques Finances publiques Au premier semestre, les intérêts payés par l’Etat à ses créanciers ont bondi de 19 %, à 34,5 milliards d’euros. La France semble entrée dans un cycle long combinant faible croissance et dette de plus en plus coûteuse. Avec un risque d’emballement. Article réservé aux abonnés Ouf ! Une fois encore, l’opération s’est déroulée sans accroc. La crise de la dette redoutée par certains n’est pas pour cette semaine. Jeudi 6 août, l’Agence France Trésor, qui gère la dette française pour le compte de l’Etat, était chargée d’emprunter 10,5 milliards à 12,5 milliards d’euros à long terme. Lors de cette « adju », l’adjudication majeure du mois, les investisseurs et les banques ont de nouveau répondu présent. Ils étaient disposés à prêter ensemble 2,7 fois plus que ce qui était visé. L’agence a donc pu lever le maximum prévu. Mais à quel prix ! Pour les obligations remboursables à dix ans, la France a dû s’engager à verser 3,9 % d’intérêts par an. Un des taux les plus élevés des quinze dernières années. Dire qu’en 2020, le Trésor avait réussi à placer des titres à taux négatif… L’Etat était alors payé par les marchés pour emprunter. Un autre monde. Pas d’accroc, pas d’accident. Mais des taux chaque fois plus élevés. Et une interrogation qui va crescendo, elle aussi : la dette risque-t-elle de grossir démesurément en raison d’un effet boule de neige, provoqué par des taux d’intérêt devenus plus élevés que la croissance économique ? Dans un tel schéma, l’endettement s’emballerait de façon auto-entretenue, le pays devant s’endetter toujours davantage rien que pour payer les intérêts sur ses emprunts passés, et remplacer les dettes anciennes qui arrivent à échéance. Il vous reste 80.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La dette française sous la menace d’un effet boule de neige
Au premier semestre, les intérêts payés par l’Etat à ses créanciers ont bondi de 19 %, à 34,5 milliards d’euros. La France semble entrée dans un cycle long combinant faible croissance et dette de plus en plus coûteuse. Avec un risque d’emballement.








