En ce début d’été, le thermomètre n’est pas le seul à s’affoler. Un autre indicateur bat des records plus discrets mais tout aussi préoccupants : la dette publique française. A 3 536 milliards d’euros fin mars, soit 117,5 % du produit intérieur brut, selon l’Insee, elle s’approche à nouveau des sommets atteints après le Covid-19. Qu’il s’agisse de la courbe du mercure ou de celle de l’endettement, le pays a trop longtemps fait comme si la hausse pouvait rester sans conséquences et se retrouve désormais au pied du mur.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La dette publique de la France s’envole au-delà de 3 500 milliards d’euros

Lire plus tard

Les vagues de chaleur répétées ne sont plus des accidents climatiques, mais un avant-goût d’un futur devenu certain. Adapter les villes, renforcer les hôpitaux, protéger les infrastructures, soutenir l’agriculture, ou prévenir les incendies, suppose des investissements massifs, rapides et durables. Or la dérive de la dette agit comme un étau. Elle réduit la capacité de l’Etat à mobiliser des ressources nouvelles sans s’exposer à une sanction immédiate des marchés ou à un emballement des taux d’intérêt. La canicule révèle ainsi une impuissance budgétaire devenue structurelle.