Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Recul de l’exposition à des contraintes physiques ou de rythme, amélioration du sentiment d’utilité sociale… Une enquête de la Dares met en avant des progrès notables. Mais les employés, en particulier peu qualifiés, restent à l’écart de cette évolution. Article réservé aux abonnés Une amélioration notable des conditions de travail entre 2016 et 2024, mais pas pour tout le monde. C’est ce que révèlent les premiers résultats de l’enquête « Conditions de travail » de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail (Dares) diffusée mercredi 9 septembre. Cette enquête est la plus solide et la plus exhaustive sur le monde du travail réalisée à ce jour, puisqu’elle est fondée sur 25 300 entretiens avec des personnes en emploi réalisés en 2024 et 2025. La Dares montre d’abord que l’intensité du travail recule, et ce pour la première fois depuis la création de la mesure dans les années 1980. La proportion de salariés exposés à au moins trois contraintes de rythme (par exemple, « des normes de production à satisfaire en une journée ou une heure », ou « les contraintes (ou la surveillance) permanentes exercées par la hiérarchie »), passe de 43 % à 38 % entre 2016 et 2024, et la part de salariés exposés à au moins trois contraintes physiques (rester longtemps debout, porter des charges lourdes, effectuer des mouvements douloureux ou fatigants…) passe de 40 % à 39 %. Dans le même temps, le sentiment d’autonomie ou d’utilité sociale remonte, et les relations de travail apparaissent de meilleure qualité. Et 82 % des salariés éprouvent souvent ou toujours la fierté du travail bien fait, soit dix points de plus en huit ans. Ces enseignements cachent néanmoins des tendances opposées entre catégories professionnelles. Si la moyenne des salariés exposés à des contraintes physiques baisse, c’est notamment parce que la structure des emplois a évolué depuis 2016 : les cadres, très peu exposés à ces contraintes, représentent aujourd’hui 24 % des salariés, contre 18 % il y a dix ans. Il vous reste 50.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Conditions de travail : derrière une amélioration globale, la situation se dégrade pour les employés
Recul de l’exposition à des contraintes physiques ou de rythme, amélioration du sentiment d’utilité sociale… Une enquête de la Dares met en avant des progrès notables. Mais les employés, en particulier peu qualifiés, restent à l’écart de cette évolution.






