Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management La sociologue Marianne Le Gagneur a interrogé durant trois ans les salariés d’un groupe bancaire sur leur rapport au télétravail et décrit ce qu’elle analyse comme un « miroir des inégalités au travail ». Article réservé aux abonnés Livre. L’histoire est connue. Pratiqué par petites touches dans les entreprises depuis les années 1990, le télétravail s’est développé massivement lors de la crise sanitaire liée au Covid-19. L’appel, par la suite, d’une minorité d’entreprises à faire revenir leurs salariés au bureau n’y a rien fait : le travail en distanciel s’est imposé comme une évolution durable dans le paysage économique français. Ainsi, 22 % des salariés du secteur privé le pratiquaient au moins une fois par mois en 2024, selon l’Insee, contre 4 % en 2019. Dans son ouvrage, Télétravail. Les limites d’une révolution (PUF, 304 pages, 24 euros), Marianne Le Gagneur revient en détail sur cette mutation qui a touché le cœur des organisations, ses promesses et ses faux-semblants. La sociologue s’intéresse, en particulier, aux « ressorts derrière sa mise en œuvre ». Ceux ayant animé les entreprises sont aujourd’hui bien documentés : maintien de la productivité lors de phases d’instabilité (crise sanitaire, mouvements sociaux…), renforcement de l’attractivité de l’organisation, ou encore optimisation financière grâce à une réduction de la surface des locaux. Il vous reste 71.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.