Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Entre 2000 et 2023, les accidents du travail ont diminué de 40 % pour les hommes et augmenté de 26 % pour les femmes. Pour mieux prévenir l’impact du travail sur la santé des salariées, des entreprises expérimentent une évaluation genrée des risques professionnels. Article réservé aux abonnés C’est une précision que l’on trouve au cœur du volumineux code du travail, à la fin de son article L4121-3. L’évaluation des risques en entreprise, est-il précisé, doit tenir compte de « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe ». En d’autres termes, il convient de s’intéresser aux spécificités du travail féminin mais aussi aux singularités des femmes elles-mêmes, lorsque l’on détermine ce qui peut avoir des conséquences sur la santé des salariés. Las, obligatoire depuis 2014, la disposition n’est, dans les faits, que très rarement appliquée. « Il y a tout à faire, convient Florence Chappert, responsable de la mission égalité intégrée à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Une telle approche représente une révolution en santé au travail. Cela oblige à dépasser l’égalitarisme à la française qui veut qu’une travailleuse soit égale à un travailleur. » Les études confirment pourtant la nécessité d’embrasser le sujet. Entre 2000 et 2023, les accidents du travail ont diminué de 40 % pour les hommes quand ils augmentaient de 26 % pour les femmes, selon l’Assurance-maladie. Il vous reste 80.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.