Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Éducation Éducation Éducation Alors que les résultats de la nouvelle édition de l’étude PISA doivent être dévoilés mardi, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan a mené une enquête sur les faiblesses structurelles de l’éducation nationale. Son rapporteur, Pierre-Yves Cusset, présente ses travaux au « Monde ». Article réservé aux abonnés Comment expliquer les « résultats décevants » des élèves français dans les comparaisons internationales ? Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan a réalisé un travail inédit pour le comprendre et identifier les leviers d’actions. Cette « vision à 360 degrés » tranche avec les recettes simplistes qui nourrissent aujourd’hui le débat public sur le sujet. A la veille de la publication, mardi 8 septembre, des résultats 2025 de PISA, le programme international de suivi des acquis des élèves réalisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques, Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat et rapporteur de l’enquête « niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ? », expose au Monde les principaux résultats de cette étude, fruit des travaux d’un groupe de chercheurs, rendue publique le 31 août. Le niveau des élèves français est beaucoup commenté mais les raisons de leurs « résultats décevants », selon vos mots, sont peu analysées. Votre étude a-t-elle pour objectif de répondre à cette carence ? Il existe énormément de travaux sur les inégalités scolaires et sociales en France, notamment en lien avec PISA. Mais aujourd’hui, le problème autour du niveau est général et touche aussi les meilleurs élèves. Leur proportion est désormais moins élevée qu’ailleurs. C’est pourquoi nous avons décidé de faire un état des lieux à 360 degrés des faiblesses de notre système éducatif, d’analyser ce qui nous distingue des autres pays et ce qui a changé à travers le temps. Nous mettons en avant des leviers systémiques et structurels sur lesquels il nous semble possible de travailler pour améliorer les résultats des élèves. Quelles sont les faiblesses actuelles de notre système éducatif ? Il n’y a pas de cause unique ni dominante. Les enseignants citent souvent l’hétérogénéité des classes liée à des diversités culturelles accrues, mais surtout à l’essor rapide de l’école inclusive [avec l’accueil des enfants en situation de handicap]. L’exposition croissante aux écrans a des effets encore difficiles à mesurer mais palpables sur le sommeil ou la forme physique. Ensuite, la dépense par élève est plutôt moyenne et déséquilibrée entre le premier et le second degré en France, si on la compare aux autres pays. Nous restons en outre une exception sur les rythmes scolaires dans le premier degré avec la semaine de quatre jours et ses journées très longues. Il vous reste 59.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.