Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats École primaire et secondaire École primaire et secondaire École primaire et secondaire Tribune Collectif Vingt économistes et spécialistes de l’éducation, parmi lesquels Philippe Aghion, Stanislas Dehaene, Xavier Jaravel et Alexandra Roulet, présentent, dans une tribune au « Monde », un plan d’espoir pour l’école comprenant cinq mesures, pour un coût d’environ 4 milliards d’euros. Publié hier à 10h30, modifié hier à 13h40 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Les très mauvais résultats de la France dans la nouvelle édition de l’étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) sont particulièrement inquiétants. Ils s’inscrivent dans une tendance de plus long terme. Depuis trente ans, les performances du système éducatif français se dégradent, avec un niveau d’inégalités parmi les plus élevés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le décrochage touche jusqu’aux meilleurs élèves. L’origine sociale et géographique, mais aussi le genre, pèse fortement sur les résultats, l’orientation, l’accès aux filières sélectives et les revenus futurs. L’école organise trop tôt une partie des destins, dans un système qui se segmente de plus en plus. Cette inefficacité représente une grave perte d’opportunité pour les élèves, mais aussi un problème économique et social majeur. Le niveau d’éducation conditionne l’emploi, la productivité, l’innovation, l’adoption des technologies et la capacité du pays à préparer l’avenir. Le décrochage éducatif est donc une perte de croissance, de mobilité sociale et de souveraineté. Mais il n’y a pas de fatalité. Confrontés à des difficultés similaires à celles de la France, plusieurs systèmes éducatifs ont obtenu, en une dizaine d’années, des progrès très substantiels : c’est le cas de l’Angleterre, de l’Etat du Mississippi aux Etats-Unis et du Portugal. L’analyse détaillée de leurs réformes révèle qu’ils ont tous mobilisé cinq leviers convergents, dont le déploiement dans le contexte français a été chiffré par le Conseil d’analyse économique dans une note parue le 3 septembre, intitulée « Ecole : un plan d’action pour rattraper le retard français ». Premier levier : développer la formation continue des enseignants, selon un format intensif (80 heures par an, obligatoires et rémunérées). Une formation centrée sur les contenus enseignés, ancrée dans la pratique quotidienne de l’enseignant et prolongée par l’observation, avec un système d’accompagnement par des professeurs experts visitant les classes – pour un coût de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. A partir des résultats de la recherche, certaines approches pédagogiques sont à privilégier, notamment l’« enseignement explicite » pour installer lecture, mathématiques, raisonnement et automatismes fondamentaux, pour un coût d’environ 100 millions d’euros. Il vous reste 68.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
PISA 2025 : « Il faut passer d’une succession de réformes du système éducatif à une stratégie de progrès ancrée dans la durée »
TRIBUNE. Vingt économistes et spécialistes de l’éducation, parmi lesquels Philippe Aghion, Stanislas Dehaene, Xavier Jaravel et Alexandra Roulet, présentent, dans une tribune au « Monde », un plan d’espoir pour l’école comprenant cinq mesures, pour un coût d’environ 4 milliards d’euros.











