Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Les débats sur l'éducation Les débats sur l'éducation Les débats sur l'éducation Tribune Baptiste Larseneur expert associé éducation à l’Institut Montaigne Ali Saïb expert associé éducation, enseignement supérieur, recherche, à l’Institut Montaigne Nous ne pouvons plus consacrer des milliards d’euros à un nombre d’heures si important sans savoir précisément ce qu’il apporte aux enfants, estiment, dans une tribune au « Monde », Baptiste Larseneur et Ali Saïb, de l’Institut Montaigne. Publié aujourd’hui à 04h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Cette tribune paraît dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au « Monde », vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. Le périscolaire est l’un des angles morts de la politique éducative. Nous débattons sans cesse de l’école et de ses insuffisances, mais nous négligeons ce temps qui occupe pourtant une place centrale dans la vie des enfants. Il concerne près de neuf enfants sur dix dans le premier degré, mobilise plusieurs milliards d’euros chaque année et représente, pour beaucoup d’élèves, un temps comparable à celui du temps scolaire, qui s’élève à 864 heures par an à l’école primaire. Confié aux collectivités territoriales, le temps périscolaire s’est développé de manière hétérogène, sans objectifs clairement définis et sans véritable mesure de son impact sur les apprentissages, la socialisation et la sécurité des enfants. Ce constat ne doit pas faire oublier les efforts de nombreuses communes, qui maintiennent des dispositifs de qualité dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. Mais c’est précisément parce que les collectivités portent désormais une responsabilité éducative majeure qu’elles ne peuvent assumer seules et que l’Etat doit enfin fixer un cap clair. L’absence de cap partagé a d’abord une conséquence insupportable. Les drames récents de violences sexuelles dans le périscolaire ne relèvent pas de dérives isolées. Ils révèlent une fragilité systémique. Contrôles insuffisants, recrutements précaires, rotation permanente du personnel et dilution des responsabilités composent un environnement où le risque n’est plus maîtrisé. Mais la sécurité de nos enfants n’épuise pas le sujet. Elle en révèle seulement la vulnérabilité la plus grave. Activités pensées avec l’école Le périscolaire est devenu un rendez-vous manqué entre la puissance publique et les familles. Dans un système scolaire structurellement inégalitaire, le temps périscolaire pourrait être l’un des grands leviers de réduction des écarts entre les enfants. Il ne devrait pas seulement occuper les élèves, mais leur offrir ce que tous ne trouvent pas également dans leur environnement familial. Il vous reste 59.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.