Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Tribune Collectif Alors que le Sommet Lumière réunit, lundi, les acteurs de l’industrie de l’image animée, des chercheurs dont Sandra Laugier invitent, dans une tribune au « Monde », à considérer les effets de l’intelligence artificielle sur la circulation des œuvres et pas seulement leur production ou leur mise en valeur. Publié le 07 septembre 2026 à 10h00, modifié le 07 septembre 2026 à 15h46 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Le 7 septembre, à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), le Sommet Lumière réunit Etats, créateurs, entreprises et organisations culturelles de plusieurs continents. Coprésidé par la France et la Corée du Sud, il pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle diplomatie des images. A condition de s’en donner les moyens intellectuels. Car les images circulent désormais à une échelle sans précédent, entre les langues, les cultures et les publics. Les plateformes qui organisent cette circulation, comme les infrastructures de calcul, les données et les modèles d’intelligence artificielle (IA), opèrent aussi à une échelle transnationale. Aucun Etat ne peut répondre seul aux effets de ces mutations sur la création et la diversité culturelle. Les images animées ne sont pas seulement des contenus à produire ou à distribuer. Ce sont des expériences de culture populaire. Elles donnent à voir des formes de vie, des conflits sociaux, des manières d’habiter le monde et de se rapporter aux autres. Elles nourrissent les conversations ordinaires, contribuent à la formation des sensibilités et permettent aux publics, en Corée comme en France, de mettre en discussion des questions de justice, de responsabilité, de démocratie. La diversité culturelle n’est pas seulement une affaire d’offre. Elle dépend de la possibilité effective, pour les publics, de rencontrer des récits et des personnages variés, de se les approprier, d’être éduqués par eux. Une œuvre qui ne peut être découverte ou apprise est, pour une part croissante des publics, une œuvre qui n’existe plus vraiment. « Médiocrisation » par défaut C’est dans ce contexte qu’il faut penser l’intelligence artificielle, sans tout mélanger. Les systèmes de recommandation ont déjà montré comment les plateformes peuvent concentrer l’attention et réduire la diversité proposée. Avec l’IA générative apparaissent les questions urgentes de droit d’auteur, de consentement et de rémunération, mais aussi un autre enjeu : les systèmes d’IA deviennent des infrastructures de médiation, qui contribuent à déterminer ce qui paraît familier, pertinent, visible. Il vous reste 69.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
IA : « Une œuvre qui ne peut être découverte ou apprise est une œuvre qui n’existe plus vraiment »
TRIBUNE. Alors que le Sommet Lumière réunit, lundi, les acteurs de l’industrie de l’image animée, des chercheurs dont Sandra Laugier invitent, dans une tribune au « Monde », à considérer les effets de l’intelligence artificielle sur la circulation des œuvres et pas seulement leur production ou leur mise en valeur.






