Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Certaines organisations ne peuvent se départir complètement du recours à l’intelligence artificielle, mais ne savent pas encore comment la concilier avec leurs valeurs. Article réservé aux abonnés Alice (le prénom a été modifié) travaille pour Amnesty International. Elle s’étonne de constater que ses collègues ont recours chaque jour à ChatGPT pour préparer des réunions, faire des campagnes de communication, rédiger des briefs… « Je leur ai dit que je trouvais ça pas terrible, elles m’ont dit “ah bon ?” », raconte la vingtenaire, qui refuse catégoriquement d’utiliser l’intelligence artificielle (IA). « L’impact écologique est évident », plaide-t-elle. Chaque requête à l’agent conversationnel émet davantage de gaz à effet de serre (GES) qu’une recherche classique, dans des proportions variant de dix à soixante, selon les sources. Ces requêtes, qui relèvent d’initiatives spontanées, ne sont pas prises en compte dans le bilan carbone d’Amnesty International. « Il est demandé de ne pas utiliser l’IA tant qu’on n’a pas de charte », justifie l’ONG. Chez Greenpeace France et WWF France, même son de cloche : en l’absence d’introduction officielle, l’IA n’est pas prise en compte dans les émissions de GES. « Notre position de principe est de ne pas y recourir », expose la responsable de communication d’une ONG française de protection de l’environnement, qui a requis l’anonymat. « Mais, en pratique, on observe un millefeuille de pratiques individuelles, et on est en pleine réflexion pour en objectiver l’impact », confie-t-elle. La question a de quoi embarrasser ces organisations engagées pour le climat : elles ne peuvent se départir complètement du recours à cette technologie, mais ne savent pas encore comment la concilier avec leurs valeurs. Il vous reste 74.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« On est au cœur d’une dissonance cognitive » : l’embarras des entreprises et des associations engagées pour l’environnement face à l’empreinte carbone de l’IA
Certaines organisations ne peuvent se départir complètement du recours à l’intelligence artificielle, mais ne savent pas encore comment la concilier avec leurs valeurs.
Amnesty International, Greenpeace révèlent le paradoxe: ChatGPT utilisé quotidiennement crée 10-60x plus d'émissions qu'une recherche. Pour l'IT governance: concilier dépendance IA et ESG commitments demande carbon accounting transparent et policy stricte.









