Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Tribune Aurélie Catallo Spécialiste des politiques agricoles Charlie Brocard Chercheur en alimentation Lutter contre le réchauffement climatique doit nous amener à revoir notre alimentation, rappellent l’experte en agriculture Aurélie Catallo et le chercheur en alimentation Charlie Brocard, dans une tribune au « Monde ». Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons adopter un système agricole plus vertueux. Publié le 05 septembre 2026 à 13h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Pour réduire l’impact de l’agriculture sur le climat et l’environnement, repenser ce que nous mangeons est indispensable. Pourtant, les débats autour de la transition alimentaire tendent à se concentrer autour de deux leviers, effectivement essentiels : « moins » et « mieux » pour ce qui est des produits d’origine animale et des produits à haute performance environnementale (à l’instar de l’agriculture biologique). Pour autant, un troisième enjeu, au carrefour des questions de santé publique, d’agronomie et de souveraineté, mériterait également qu’on s’y attarde : la transition agricole et alimentaire passera aussi par plus de fruits, légumes et légumes secs (lentilles, haricots, pois, soja, fèves, lupin). Premièrement, ces catégories d’aliments constituent des sources primordiales de fibres, vitamines et minéraux. Leur consommation est associée à la diminution du risque de diabète de type 2, de maladies cardio-vasculaires, de surpoids ou d’obésité, et joue un rôle dans la prévention contre certains cancers. Les légumes secs contribuent, de plus, à l’amélioration de la performance cognitive. En raison de leurs bénéfices pour la santé, les produits végétaux font l’objet de recommandations de consommation minimales par le Plan national nutrition santé : les fameuses « cinq portions de fruits et légumes par jour ». Ces recommandations sont toutefois peu suivies : c’est le cas de seulement 28 % des adultes pour les fruits et légumes, et de 13 % d’entre eux pour les légumes secs. La consommation de fruits et légumes frais est même en fort déclin sur la dernière décennie (− 13 % pour les fruits, et − 9 % pour les légumes), tandis que celle de légumes secs augmente, tout en restant très en deçà des recommandations. Tout aussi préoccupant, leur place dans les assiettes est très inégalitaire : elle est inférieure à la moyenne pour les moins diplômés, les plus modestes et les plus jeunes. C’est donc autour de la consommation de fruits, légumes et légumes secs que se joue la première des inégalités alimentaires. Il vous reste 66.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.