Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Louis Lemetre raconte son rêve devenu réalité de devenir marin bohème sur tous les océans. Article réservé aux abonnés Je suis officier de la marine marchande et je gagne aujourd’hui 4 100 euros net imposables. La mer a toujours été dans mon champ de vision. Je suis né à Marseille en janvier 1998, j’ai grandi dans le quartier de la Vieille-Chapelle, notre maison est face à la rade sud du port de la ville. Ma mère tient un salon de coiffure, mon père est officier de la marine marchande, mon grand-père également, mon arrière-grand-père était chef mécanicien, et ce toujours dans le transport maritime de marchandise. Je suis la voie de mes aînés. Le mois de ma naissance, mon père a mis fin à ses voyages au long cours pour travailler à la maintenance des navires à terre. Il supervise alors les opérations de chargement et peut rentrer chaque soir à la maison. En primaire, je suis un élève discret, assidu, pas perturbateur pour un sou. Mais quand la cloche marque la fin des cours, je me précipite à la plage de la Pointe-Rouge et je grimpe sur ma planche à voile pour partir au large. Dès l’âge de 9 ans, je fais deux entraînements par semaine et je commence la compétition. Avec mes potes, on fait des régates le week-end. Année après année, on monte dans les catégories, des championnats régionaux aux nationaux jusqu’aux championnats d’Europe qu’on fera ensemble sur le lac de Garde en Italie. Jusqu’à la fin du collège, ma vie est rythmée en trois temps : ma scolarité, l’entraînement et la compétition. Il vous reste 81.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.