Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Manon Labeye raconte le parcours qu’elle a choisi pour rester dans sa région natale et vivre de sa passion : la montagne. Article réservé aux abonnés Je m’appelle Manon, j’ai 27 ans et je travaille comme accompagnatrice en montagne. Je passe mes saisons à guider les touristes à travers les paysages de l’Oisans, ma maison depuis toujours. Je gagne entre 4 000 et 5 000 euros par mois, l’été. Mon salaire est très variable, mais, en équilibrant à l’année, je pense gagner environ 2 000 euros net par mois. Je suis née dans la région, et j’en connais toutes ses montagnes. Je les ai arpentées pendant mon enfance, lors de randonnées avec mes parents. Parcourir ces chemins m’a toujours permis de me déconnecter du reste du monde. Ces balades sportives sont mon exutoire. Puisque mes parents travaillaient à Grenoble en tant qu’enseignants, j’y ai d’abord été scolarisée, avant de rejoindre un lycée sportif à Chambéry. A ce moment-là, je ne connaissais pas le métier d’accompagnateur en montagne. Je savais que je souhaitais travailler plus tard en extérieur – surtout pas un travail de bureau –, et j’avais pour cela en tête le job de rêve : photographe animalier. Passionnée, je demande à l’un d’eux, Vincent Munier, de pouvoir l’accompagner pour observer son travail. En classe de première, je passe deux jours à ses côtés. Je comprends alors à quel point il est difficile de parvenir à gagner sa vie avec ce métier. Déçue, je dois trouver une autre voie. Ma mère me présente alors un de ses anciens étudiants, devenu accompagnateur en moyenne montagne. Intriguée, je me renseigne sur cette profession qui m’était alors inconnue et qui me paraît être un bon compromis. Après tout, un boulot dans la montagne, c’est ce qui m’importe le plus. Il vous reste 78.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Manon, 27 ans, accompagnatrice en montagne, jusqu’à 5 000 euros par mois : « Pendant l’été, je n’existe plus socialement »
« La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Manon Labeye raconte le parcours qu’elle a choisi pour rester dans sa région natale et vivre de sa passion : la montagne.






